Investir, c’est croire en l’avenir

Ce nouveau rapport annuel sur l’état de la France du CESE analyse, au travers d’un ensemble d’indicateurs, l’évolution économique sociale et environnementale, avec pour objectif l’amélioration du bien-être de nos concitoyens. Il trace ainsi un certain nombre de pistes à destination du gouvernement.
Les dix indicateurs complémentaires de richesse sont complétés par le PIB avec un focus en 2018 sur le thème de l’investissement.

Ma co-rapporteure et moi avons rapidement proposé ce thème « améliorer l’efficacité des investissements publics et privés tout en maîtrisant l’endettement, en favorisant les solidarités et les créations d’emplois ». Pourquoi? Parce que ce sujet est transverse à l’ensemble des indicateurs. Parce que dans un contexte de contraintes budgétaires, de recherche d’une meilleure efficacité des politiques publiques et, de résorption de multiples inégalités (revenus, pauvreté, chômage, santé, etc.), il nous a semblé nécessaire de s’engager vers une stratégie fondée sur l’investissement.

L’investissement utile pour une croissance durable, sélectif, social et solidaire, et engageant davantage la France dans la transition énergétique.

Ainsi, renforcer les investissements sociaux, en particulier en matière de santé, d’éducation, et agir de manière préventive sur les inégalités, participe pour moi à une plus grande efficacité des politiques publiques.
Il est également nécessaire de relancer l’ascenseur social, de changer le regard sur la pauvreté, de valoriser les actions de solidarité, de réduire les fractures territoriales, de lutter contre le déterminisme social et, comme je l’ai souvent rappelé de « redonner ses lettres de noblesse à l’Assistance », être fière de notre modèle social qui soutient, assiste et accompagne.
Il nous faut donc investir davantage or, le grand plan d’investissement nous semble sous-dimensionné. Il faut aussi pouvoir s’appuyer sur l’Europe, ses investissements, et changer nos règles de calcul des déficits en excluant notamment les investissements de « verdissement » de l’économie ou certains investissements immatériels. Mais je pense avant tout, et notre assemblée vient de le valider, qu’il faut investir mieux, d’où l’impérieuse question des études d’impact et d’évaluation.
Alors oui, j’attends, nous attendons de l’État, des collectivités territoriales et des entreprises qu’ils investissent pour créer les richesses indispensables pour rendre notre système social plus inclusif et créateur d’emplois. Investir davantage pour diminuer les inégalités sociales et territoriales, mettre en œuvre la transition énergétique et écologique. C’est tout l’objet de ce rapport qui vient d’être adopté.
Patricia Blancard

 

Évidemment je partage les propos de Patricia, et j’insisterai sur le rôle primordial que jouent les investissements dans l’économie. Ils ont un effet expansif sur l’activité et l’emploi
Ils doivent être non seulement poursuivis mais encouragés à condition d’être scrupuleusement évalués dans une optique de long terme et doivent préparer la France aux grands défis de la transition écologique et énergétique et de la révolution numérique
Françoise Vilain

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