RSO

Bon anniversaire à l’Organisation Internationale du Travail (OIT)

Créée en 1919, l’OIT est un organisme tripartite unique en son genre qui rassemble les représentants des Etats, des employeurs et des travailleurs. Au cours de son histoire, elle a permis la signature de nombreux accords à l’origine de progrès significatifs dans le monde du travail.

Organe lui aussi de dialogue entre les parties prenantes, le CESE ne pouvait manquer de fêter ce centenaire de l’OIT, son aînée de 5 ans.

Il a ainsi adopté en mars dernier un avis sur « Les Jeunes et l’Avenir du Travail » préparé par la section du travail et de l’emploi qui reprenait le thème du centenaire. La section Affaires européennes et Internationales a préparé un avis, adopté le 8 octobre, dont j’ai eu l’honneur d’être rapporteur : « La Responsabilité Sociétale des Organisations (RSO): dynamique européenne et outil internationaux ».  

Qu’est-ce que la RSO ?

La RSO s’entend comme la gestion par une organisation des impacts de son activité. Elle traite de nombreux domaines comme la gouvernance, les droits de l’homme, les relations et conditions de travail, l’environnement, la loyauté des pratiques, la consommation, les relations avec les communautés et développement local.

Notre avis cite des chiffres alarmants sur le saccage de l’environnement, la répression sociale ou les inégalités qui me révulsent comme syndicaliste et comme citoyen du monde.

Des défis colossaux à relever

Les défis économiques, sociaux, démocratiques et environnementaux (sociétaux en résumé) auxquels nous faisons face sont planétaires. La réponse doit donc être au même niveau.
Elle concerne au premier les chefs d’entreprise dont le poids dans l’économie mondiale est écrasant, mais pas seulement elles. Les Etats et les organisations de la société civile doivent prendre toute leur part pour atteindre les objectifs de développement durable définis par l’ONU dans son agenda 2030.

Notre section a analysé les différents internationaux qui contribuent à cet objectif, leurs réussites, leurs insuffisances et les moyens de progresser.

Nos préconisations

Nos préconisations constituent un vibrant plaidoyer pour une approche multilatérale via les organisations existantes: OIT, ONU, OCDE…  Elles demandent à l’Europe de montrer la voie sans pour autant rester naïve face au dumping social et environnemental de pays tiers. Elles recensent enfin de nombreuses bonnes pratiques pour inciter les parties prenantes à s’en emparer.

L’avis montre aussi que si les entreprises d’une part et les syndicats / ONG de l’autre s’accordent sur les buts, ils peuvent diverger sur les moyens, en particulier sur le dosage entre les engagements volontaires et la contrainte. En tant que rapporteur j’ai été heureux de permettre de bien poser les termes de ce débat qui va certainement traverser l’OIT pendant son deuxième siècle.

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