« L’optimisme de la volonté »

Lorsque Pascale Vion, Présidente de la Délégation aux droits des femmes et à l’Egalité (DDFE), m’a proposé de piloter l’organisation de la séance plénière du CESE sur le « Tour de France de l’Egalité » initié par la secrétaire d’Etat Marlène Schiappa, accepter s’est imposé comme une évidence.

L’importance des sujets, couplée à l’actualité depuis les vagues successives de révélation et de la parole libérée des femmes, ne souffrait  pas d’hésitation.

Siégeant à la DDFE depuis 2015, j’ai pu constater l’étendue des travaux réalisés par notre assemblée et notamment par la DDFE, touchant à l’ensemble des sujets constituant les piliers du Tour de France de l’égalité.

La séance plénière du 23 janvier 2018, laquelle constituera sa contribution au Tour de France de l’Egalité, comportera 3 temps forts :

Le rappel des pistes d’actions de l’étude du CESE Les forces vives au féminin rapportée en 2015 par Claire Guichet, avec l’apport de bonnes pratiques des organisations constituant le CESE depuis la parution de cette étude.

Deux tables rondes sur des sujets d’actualité correspondant aux priorités définies par le Tour de France de l’égalité, à savoir l’égalité professionnelle et les violences faites aux femmes, en présence d’intervenant.es spécialistes de ces questions sur lesquelles le CESE a réalisé nombre de travaux.

– la présentation devant Mme Schiappa d’un projet de résolution du bureau du CESE qui sera voté à l’issue de la séance plénière et qui traduit l’engagement fort de notre assemblée sur l’ensemble de ces sujets.

Articulé autour de 5 axes majeurs que sont l’égalité professionnelle, la lutte contre les stéréotypes, contre les violences sexistes et sexuelles et la mise en œuvre de politiques publiques exemplaires en la matière, accompagnées de budgets à hauteur des besoins, le projet de résolution du CESE rend visible l’ensemble de ses travaux sur ces questions et constitue un signal fort de l’engagement de notre assemblée sur ces thématiques.

Je suis intimement convaincue qu’il faut dépasser l’illusion de l’égalité qui constitue un frein à la lutte contre les inégalités et que les  progrès réalisés en faveur des droits des femmes profitent in fine à toutes et tous.

Un quotidien du soir titrait il y a quelques jours que le féminisme devient tendance en entreprise et qu’il était de bon ton d’afficher aujourd’hui son engagement en faveur de l’égalité.

Entre affichage et réalité, la différence est parfois de taille. Il y a lieu d’être vigilant.es pour que l’égalité, notamment professionnelle, ne devienne pas seulement un objet de communication et de marketing mais un vrai enjeu de mobilisation de l’ensemble des acteur.rices de l’entreprise. Ce qui se traduit concrètement par la voie de la négociation collective qui a un rôle central et moteur pour tendre vers l’égalité professionnelle et salariale entre les femmes et les hommes.

Soyons comme Françoise Héritier qui partageait, disait-elle, avec Antonio Gramsci et Pierre Bourdieu  l’optimisme de la volonté.

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