addiction alcool et tabac

Tabac et alcool, comment réduire les risques?

Premières causes de mortalité évitable, tabac et alcool continuent de faire des ravages avec des politiques de lutte qui peinent à trouver cohérence et continuité, soumises à des injonctions et des intérêts souvent contradictoires.

L’engagement de l’Etat dans la lutte contre le tabac est décrédibilisé par l’importance des recettes qu’il lui procure.

Beaucoup déplorent une mobilisation insuffisante des professionnels de santé dans la prévention des comportement à risque … quand ils ne fument pas eux mêmes disqualifiant à l’avance leurs éventuels conseils.

Nous ne comprenons pas toujours pourquoi, si la lutte contre le tabac et l’alcool est si importante, aussi peu de moyens lui sont consacrés, notamment pour rembourser les dispositifs d’aide à l’arrêt du tabac.

Le grand écart entre la rationalité qui devrait guider nos comportements et la réalité de nos pratiques vis à vis de ces deux fléaux se retrouve trop souvent dans les politiques publiques qui perdent ainsi en visibilité et crédibilité.

Certains pays ont réussi à réduire de 10 points le nombre de fumeurs réguliers. En France, même si de récents résultats encourageants ont été enregistrés chez les jeunes, nous continuons à déplorer des situations inacceptables comme notre taux de tabagisme chez les femmes enceintes, un des plus élevé de l’Union Européenne. Si la consommation d’alcool baisse de manière continue depuis des décennies, l’importance des conséquences de l’alcool sur les violences domestiques ou les accidents ne peut laisser indifférent.

La Cour des Comptes a récemment rendu publics sur ces deux sujets des travaux dont la qualité et la solidité ont été largement soulignés et sur lesquels le Cese va s’appuyer pour élaborer ses préconisations.

Est il impossible d’obtenir les mêmes résultats que la Grande-Bretagne pour le tabac ou la Suède pour les accidents de la route ou les violences liées à l’alcool? Ne pouvons nous pas essayer de cibler nos efforts sur nos points faibles, inscrire dans la durée des actions “leviers” pour agir en amont comme par exemple retarder l’âge de la première rencontre avec le tabac, avec des objectifs chiffrés et réalistes ?

Bien sûr toute consommation d’alcool comme de tabac présente des risques importants. Mais avons nous tiré tous les enseignements des  politiques dites de réduction des risques mises en oeuvre dans les années 90 autour de la méthadone et des programmes d’échanges de seringues ? N’y a-t-il aucun enseignement à en tirer pour sortir des ambiguïtés vis-à-vis du vapotage par exemple ?

Des objectifs en apparence moins ambitieux, en réalité moins velléitaires mais plus pragmatiques ne seraient ils pas plus efficaces ? C’est la question qui nous est posée.

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Commentaires

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1 commentaire
  • Ben
    8 mai 2018
    Les industries pharmaceutiques étouffent les information par rapport au danger du tabac, les grandes marque de tabac déboursent énormément d'argent pour cela. https://doctolis.com/

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